Le changement climatique représente l’un des défis majeurs du XXI eme siècle avec des conséquences directes et indirectes sur la santé humaine. Dans son 6 eme rapport, le GIEC a fait remarquer que les risques climatiques apparaissent plus rapidement et deviendront plus graves plut tôt que prévu, et qu’il sera plus difficile de s’adapter à l’aggravation du réchauffement climatique mondial. Selon l’OMS, entre 2030 et 2050, le changement climatique pourrait causer environ 250 000 décès supplémentaires par an, liés entre autres à la malnutrition, au paludisme, à la diarrhée et au stress thermique. Les événements climatiques extrêmes tels que les vagues de chaleur, les hausses des précipitations et les tempêtes pouvant se traduire par des phénomènes d’inondations, d’érosions et de sècheresse entrainent des conséquences sanitaires graves. Il s’agit notamment de :
(i) la propagation des maladies infectieuses (paludisme, dengue, choléra…),
(ii) l’augmentation des maladies respiratoires dues à la pollution de l’air,
(iii) l’impact sur la santé mentale (stress, anxiété, dépression…) et;
(iv) l’insécurité alimentaire et la malnutrition.
Face à ces défis, l’adaptation et la résilience des systèmes de santé est devenue une priorité mondiale. Le Congo est fortement exposé aux effets du changement climatique avec des phénomènes de plus en plus fréquents et intenses tels que :
(i) les inondations fortes et récurrentes notamment celles de la période de 2019 à 2024 qui avaient affecté plus de 336 000 personnes, détruisant également les infrastructures de santé et contaminant les sources d’eau ;
(ii) la hausse des températures à des niveaux extrêmes : En 2024, Brazzaville avait enregistré des pics de 36 degré Celsius ayant entrainé des risques accrus de déshydration et des maladies cardiovasculaires,
(iii) La propagation accrue des maladies vectorielles comme le paludisme lié notamment aux variations de températures et d’humidité atmosphérique et;
(iv) la détérioration de la sécurité alimentaire avec des pertes agricoles atteignant 80% des récoltes ainsi que des pertes de cheptel lors des inondations de 2024.
Cette situation rend indispensable et impérative une évaluation approfondie des vulnérabilités du secteur de la santé et la mise en place d’un plan d’adaptation et de résilience spécifiques au contexte congolais. La République du Congo doit impérativement renforcer son système de santé face aux défis posés par le changement climatique pour plusieurs raisons :
(i) comprendre les risques sanitaires,
(ii) améliorer la prise de décision,
(iii) renforcer la résilience du système de santé et;
(iv) sensibiliser et mobiliser les parties prenantes.
C’est dans ce cadre qu’un consultant international sera recruté pour conduire l’evaluation et elaborer un plan d’adaptation du systeme de sante au changement climatique.
2.1.1. Objectif général
L'objectif principal de cette mission est de concevoir et de réaliser l’évaluation de la vulnérabilité du secteur de la santé de la santé assorti d’un plan national dd’adaptation et de résilience.
2.1.2. Objectifs spécifiques
Spécifiquement cette mission vise de :
Evaluer l’impact des changements climatiques sur la santé au Congoi : Évaluer la vulnérabilité ainsi que les capacités d’adaptation des systèmes et services de santé y compris les infrastructures, les agents de première ligne et les communautés vulnérables face aux impacts du
changement climatique, en mettant un accent particulier sur les enfants, le genre et l’équité ;
Développer un plan national d’adaptation et de résilience du système de santé aux changements climatiques.
L’évaluation et la modélisation de l’impact des changements climatiques sur la santé auront une portée nationale avec une désagrégation infranationale ciblée. Elles se concentreront sur les principaux risques climato-sanitaires, les maladies prioritaires et la vulnérabilité du système de santé, en utilisant des données disponibles et des scénarios climatiques plausibles afin de produire des résultats opérationnels pour la planification et l’adaptation du système de santé. Le plan d’adaptation aura également une portée nationale.
Réaliser une évaluation intégrée et complète des impacts actuels et prévus du changement climatique sur la santé au Congo, y compris la charge de morbidité et le système de santé dans son ensemble, en s’appuyant sur les sources de données disponibles ;
Etablir une cartographie des risques : identifier les principaux risques climato-sanitaires, les zones géographiques prioritaires et les groupes des populations les plus vulnérables, afin d’orienter les actions ciblées de prévention et d’adaptation ;
Évaluer la préparation et la résilience du système de santé Congolais face aux risques climatiques, notamment en matière de gouvernance, de surveillance, de ressources humaines, d’infrastructures et de continuité des services de santé essentiels ;
Analyser le degré d’intégration des enjeux de santé dans les politiques, stratégies et plans nationaux liés aux changements climatiques et au développement, et formuler des recommandations pour leur renforcement ;
Développer et appliquer des approches de modélisation climatique et épidémiologique afin de projeter les impacts futurs des changements climatiques sur la santé, y compris l’évolution potentielle des agents pathogènes et des vecteurs, et soutenir la planification du système de santé ;
Élaborer un plan national d’adaptation et de résilience du système de santé aux changements climatiques, fondée sur les résultats de l’évaluation et de la modélisation, et reposant sur une approche intégrée, multisectorielle et opérationnelle.
Un diagnostic approfondi de l’influence des changements climatiques au Congo à travers une
analyse globale des risques climatiques actuels et futurs est réalisé et des solutions structurantes
sont proposées ;
Un plan national d’adaptation et de résilience réaliste du système de santé aux changements
climatiques dans toutes les dimensions est proposée.
a. Un rapport d’évaluation, d’analyse et de diagnostic sur les impacts des changements climatiques sur la santé au Congo rédigée en français. Ce rapport contiendra entre autres:
Le consultant international devra répondre aux critères suivants :
Expertise technique:
• Essentielle:
Diplôme universitaire de master ou plus en santé publique, épidémiologie, climatologie,
environnement ou disciplines connexes. Minimum 10 ans d’expérience professionnelle
Au moins 7 ans d’expérience dans le domaine du changement climatique et de la santé
environnementale, en particulier dans des travaux similaires.
Essentielle: Le consultant doit posséder des compétences et l’expérience suivantes :
Les consultants sont tenus de présenter dans leur offre technique la méthodologie proposée, les outils à utiliser ainsi que l’approche envisagée pour la réalisation de la mission.
République du Congo
Le consultant pourrait être amené à effectuer des déplacements éventuels dans les structures de santé de l’intérieur du pays.
L’agent contractuel sera recruté au niveau B du circulaire des consultants internationaux soit un taux journalier de USD 499 (jours ouvrables). La mission sera réalisée sur une période de 45 jours .
We review listings for quality, but organizations may update or amend a posting at any time, so confirm the role and closing date on the organization's official site before applying. No genuine employer charges a fee to apply, interview, or process an application — treat any request for payment as a scam. If a detail looks wrong or the posting seems fraudulent, report this job.