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Consultant(e) International(e) (Type B) Evaluation Finale Du Projet « Réduire Les Tensions Et Renforcer La Cohésion Sociale Entre Les Retournés et Ces Communautés Hôtes En RCA
International Organization for Migration (IOM)
Consultancy Internationallly Recruited
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Job Description
Project Context and Scope

Depuis plusieurs années, la RCA est confrontée à une intensification des mouvements de populations[1], marquée par le retour de personnes déplacées dans leurs communautés d’origine. Ces dynamiques de retour provoquent parfois des tensions sociales entre populations retournées et communautés hôtes. Celles-ci sont alimentées par des défis tels que l’accès difficile aux services de base, à l’identification civile, aux moyens de subsistance et à la justice transitionnelle. 

C’est dans ce contexte qu’a été développé le projet « Réduire les tensions et renforcer la cohésion sociale entre les retournés et les communautés hôtes à travers l’accès aux pièces d’identité, aux moyens de subsistance et au processus de justice transitionnelle » mis en œuvre conjointement par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), et financé par le Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix (UNPBF) .

Le projet s’est focalisé sur le sentiment d’appartenance nationale qui peut être remis en cause en l’absence de documents d’identité et/ou documents de propriété foncière, ainsi que sur la participation au processus de justice transitionnelle, comme vecteurs de compréhension et de dialogue entre communautés. En effet, toutes les étapes de la réinsertion des retournés et rapatriés constituaient des facteurs potentiels de tension et de violences qu’il importait de traiter. En l’absence de preuve de propriété et de justification de l’identité civile, la récupération des logements, terres et biens (LTB) constituait l’un de ces facteurs compte tenu du risque d’occupation des terres par des tiers. 

La question de l’accès à la terre et de la récupération des biens immobiliers des personnes retournées constituait également un potentiel catalyseur d’incompréhension et de tensions au sein des communautés. Afin de prévenir ce risque, le projet a mis en œuvre une série d’activités visant à répondre aux problématiques de LTB. Cela comprenait notamment l’appui à la mise en place d’un cadre de gestion à l’amiable des problèmes LTB, le soutien aux retours des autorités judiciaires dans les zones d’intervention, ou encore l’organisation d’audiences foraines pour répondre aux problématiques LTB. Dans ce processus, l’implication des autorités locales (préfets et sous-préfets) ainsi que des autorités traditionnelles a été essentielle dans la mesure où ils sont les premiers acteurs consultés en cas de litige dans ce domaine. Dans la même logique, des actions de formation et de renforcement de capacités ont été mises en œuvre à destination des entités locales - notamment les organisations de la société civile, les autorités locales et les leaders communautaires et religieux - afin de leur transmettre des outils de gestion et de mitigation des conflits LTB. Ces espaces ont également servi de forums de réflexion plus spécifiques autour de l’accès des femmes à la terre, une problématique particulièrement sensible en République Centrafricaine (RCA) eu égard aux freins socio-culturels persistants.

Le projet s’inscrit dans les cadres nationaux et internationaux suivants :

  • Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR) en République Centrafricaine, notamment ses dispositions sur le retour, la réinsertion des déplacés, la gestion des conflits fonciers et la lutte contre l’incitation à la haine ;

  • Plan national de prévention de l’incitation à la haine et à la violence qui promeut des actions de prévention, de formation et de coordination communautaire ;

  • Plan-cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable (UNSDCF) 2023–2027 – République centrafricaine, en particulier l’effet 2 du pilier « Paix » portant sur l’accès à la justice, la sécurité, les droits humains et la cohésion sociale.

 


[1] En octobre 2022, la Commission des mouvements de population (CMP) recensait 505 059 PDI, tandis que la matrice de suivi des déplacements (DTM) de l’OIM rapportait 1,88 million de retournés internes et 446 625 retournés de l’étranger (Round 16, août–septembre 2022).

(PB0108/MPTF-140264) 
Tasks to be performed under this contract

Bref aperçu du projet[1]

Entièrement financé par le Fonds du Secrétaire Général des Nations Unies pour la consolidation de la paix, à hauteur de 2 989 489 USD (dont 1 847 799 USD mis en œuvre par l’OIM et 1 141 690 USD par le HCR), le projet avait pour objectif de « prévenir la violence et renforcer la cohésion sociale entre les populations retournées et les communautés résidant dans leurs zones d'accueil ou d'origine, en s'adressant aux causes des tensions entre les deux communautés » en RCA.

 

Les interventions du projet se sont articulées autour de trois principaux effets déclinés chacun en produits spécifiques suit :

 

Résultat 1 : L'accès aux droits fondamentaux et à la documentation légale (en particulier des femmes et des jeunes filles) des retournés (ex-réfugiés et déplacés) est renforcé

  • Produit 1.1 : Les communautés ont accès aux services administratifs de délivrance de documents d'identité, en particulier les femmes chefs de famille et propriétaires terriennes

  • Produit 1.2 : Les communautés hôtes et retournés résolvent les conflits LTB de manière pacifique

  • Produit 1.3 : Les leaders communautaires, les jeunes, les femmes et les jeunes filles des communautés d'accueil ont la capacité d'identifier et de mener des actions contre les préjugés, les discours discriminatoires, les discours de haine et l'incitation à la violence

 

Résultat 2 : Les liens sociaux et économiques entre les communautés cibles, hôtes et retournées, sont renforcés

  • Produit 2.1 : Les communautés ont accès à des moyens de subsistance

  • Produit 2.2 : La cohésion sociale est renforcée grâce à une prise en charge du bien-être psychosocial des communautés

 

Résultat 3 : Les dispositifs de justice transitionnelle en place en RCA contribuent à la prévention des messages de haine et à la lutte contre les discriminations et incitations à la violence

  • Produit 3.1 : Le rôle et les attributions des mécanismes de justice transitionnelles sont connus

     

La théorie de changement qui sous-tend le projet est la suivante : 

Si les autorités locales et les leaders communautaires, sont disposés à soutenir les retournés et les rapatriés et à les accompagner dans leurs démarches administratives ; 

Si les mesures adéquates légales et règlementaires sont mises en place par les autorités nationales et administratives pour faciliter la réintégration des retournés/rapatriés dans leurs droits civiques et administratifs, y compris rétablir de façon transparente leur accès aux logements, à la terre et aux biens qui leur appartiennent ; 

Si les communautés hôtes et les retournés ont accès à des opportunités socio-économiques similaires et tirent un avantage immédiat à renouer des liens sociaux, économiques et culturels ;

Et Si les retournés et les rapatriés sont mieux inclus dans les processus nationaux de justice transitionnelle qui répondent aux violations qui les ont affectés directement.

  • Alors la réintégration sociale des retournés et rapatriés sera facilitée et aura lieu sans déclencher de violence 

 

Parce que les retournés et les rapatriés seront moins lésés et moins vulnérables aux abus grâce à leur accès aux documents d’identités et aux titres de propriétés qui prouvent leurs droits à l’accès aux services et aux logements, terres et biens ;

Parce que les retournés, les rapatriés et les communautés hôtes verront un avantage immédiat à renouer des liens et la violence ne constituera plus une alternative aux éventuels conflits.

Parce que les retournés et les rapatriés seront moins vulnérables au désir de vengeance en ayant un accès direct aux développements liés aux processus de justice transitionnelle y compris au travail de la CPI et de la CPS.

 

Le projet a ciblé les bénéficiaires suivants : Rapatriés, membres des communautés hôte et les Services étatiques. Par ailleurs, la zone cible du projet portait sur Bangui, Haute-Kotto, Ouham, Ouham-Pendé, Nana-Mambéré, Mambéré-Kadéï, Lobaye, Vakaga, Ouaka et Nana-Gribizi.

S’agissant de la gouvernance, le projet est mis en œuvre conjointement par OIM, en qualité de chef de file, et le HCR, en tant qu’agences récipiendaires directes du financement du PBF. La Division des droits de l’homme de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), représentant le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH), ainsi que la Cour Pénale Spéciale (CPS), sont impliquées comme partenaires de mise en œuvre.

Un comité de pilotage multipartite, incluant les agences partenaires, les autorités nationales concernées et des représentants de la société civile, assure la supervision stratégique du projet et l’ajustement de sa mise en œuvre. 

 

Ces termes de référence, élaborés par l’OIM et le HCR en concertation avec le Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix (PBF), encadrent la conduite de l’évaluation finale indépendante du projet.

  1. Objectif de l’évaluation finale

Objectif général

L’évaluation de projet offre l'opportunité d'examiner les réalisations du projet de manière de reduction des tension, de renforcement de la cohesion sociale entre les retournes et les communautés hôtes a travers l’acces aux pieces d’identite, aux moyens de subsitance et au processus de justice transitionnelle. 

Cette évaluation finale externe est d’analyser la pertinence, l’efficacité, l’efficience, l’impact et la durabilité du projet à la lumière des résultats obtenu. En appréciant le degré auquel le projet a atteint ses objectifs et résultats de consolidation de la paix prévus, l'évaluation fournira des leçons clés sur les approches réussies de consolidation de la paix et les pratiques opérationnelles, tout en mettant en évidence les domaines où le projet a performé moins efficacement que prévu. En ce sens, cette évaluation de projet concerne à la fois la responsabilité et l'apprentissage.

Objectifs spécifiques

  • Évaluer la pertinence des stratégies mises en œuvre pour l’accès aux pièces d’identité, aux moyens de subsistance et au processus de justice transitionnelle.

  • Mesurer l’impact du projet sur la réduction des tensions et le renforcement de la cohésion sociale.

  • Analyser le degré de participation et d’implication des retournés et communautés hôtes dans le projet.

  • Évaluer les arrangements institutionnels ainsi que les systèmes opérationnels de l’intervention.,

  • Identifier les facteurs de succès et les obstacles rencontrés.

  • Documenter les bonnes pratiques, les innovations et les enseignements tirés du projet.

  • Formuler des recommandations pour optimiser les futures interventions similaires.

Les résultats de cette évaluation seront principalement utilisés par :

  • L’OIM et le HCR, pour tirer des enseignements sur la mise en œuvre conjointe, ajuster leurs approches programmatiques et renforcer la qualité de futures interventions.

  • Le Fonds pour la Consolidation de la Paix (PBF), pour apprécier la pertinence et l’efficacité du projet, orienter les stratégies de consolidation de la paix, et nourrir la programmation future, notamment en matière de projets conjoints.

  • Les partenaires nationaux (État centrafricain, institutions judiciaires, autorités locales), pour éclairer les politiques publiques liées au retour, à la cohésion sociale et à l’accès à la justice transitionnelle.

    Portée de l’évaluation

L’évaluation finale portera sur l’ensemble des résultats atteints sur la période de mise en œuvre du projet (juillet 2023 - mai 2026) et couvrira, dans la mesure du possible, toutes les composantes et zones d’intervention : Bangui, Haute-Kotto, Ouham, Ouham-Pendé, Nana-Mambéré, Mambéré-Kadéï, Lobaye, Vakaga, Ouaka et Nana-Gribizi.

Elle s’appuiera sur les critères de l’OCDE/CAD (pertinence, efficacité, efficience, durabilité, cohérence, impact), les critères transversaux tels que les droits humains, le genre et l’inclusion, complétés par ceux du PBF (Effets catalytiques, sensibilité au conflit et gestion de risque, durabilité de la paix). Également, l’évaluation devra analyser la théorie du changement du projet et proposer, le cas échéant, des ajustements. 

L’évaluation devra refléter les perspectives des différents groupes cibles (rapatriés, communautés hôtes, services étatiques, partenaires de mise en œuvre) ainsi que celles des agences des Nations Unies impliquées (OIM, HCR, HCDH / MINUSCA).

Ces groupes pourront être affinés durant la phase de démarrage. En consultation avec l’équipe conjointe OIM - HCR, l’équipe d’évaluation établira la liste des parties prenantes à consulter, en tenant compte des défis sécuritaires susceptibles de limiter l’accès à certaines zones.

Critères et questions d’évaluation

Cette évaluation conjointe sommative s’appuiera sur les six critères standards de l’OCDE/CAD (pertinence, efficacité, efficience, cohérence, durabilité, impact), ainsi que sur les critères spécifiques du Fonds pour la Consolidation de la Paix (PBF). Les questions ci-dessous sont proposées à titre indicatif. Elles seront affinées et validées par l’équipe d’évaluation dans le rapport de démarrage, en concertation avec l’équipe conjointe de gestion de l’évaluation (OIM–HCR).

  • Pertinence

    • Le projet est-il aligné sur les stratégies nationales et institutionnelles et les soutient-il ? 

    • Le projet était-il pertinent pour traiter les moteurs de conflit et les facteurs de paix identifiés dans une analyse du conflit ?

    • Le projet était-il approprié et stratégique par rapport aux principaux objectifs de consolidation de la paix et aux défis du pays au moment de la conception du projet? 

    • Le projet était-il pertinent pour les besoins et les priorités des groupes cibles/bénéficiaires ? Ont-ils été consultés lors de la conception et de la mise en œuvre du projet ?

    • La théorie du changement du projet a-t-elle clairement articulé les hypothèses sur la raison pour laquelle l'approche du projet est censée produire le changement souhaité ?

  • Cohérence 

    • Cohérence interne : Dans quelle mesure le projet créait-il des synergies et des liens avec d'autres interventions mises en œuvre par le SNU dans le pays ?

    • Cohérence externe : Dans quelle mesure le projet créait-il des synergies et des liens avec les interventions des gouvernements et des communautés de donateurs concernant les domaines thématiques concernés ?

  • Efficacité 

    • Dans quelle mesure le projet a-t-il été mis en œuvre comme prévu initialement ? Si non, pour quelles raisons et quelles ont été les mesures prises pour y remédier ? 

    • Dans quelle mesure le projet s’est-il adapté aux conditions extérieures changeantes afin de garantir l’atteinte des résultats (en lien avec la stratégie de gestion des risques du projet) ? 

    • À quel point la stratégie de ciblage – géographique et bénéficiaire - du projet a-t-elle été appropriée et claire ? Les bénéficiaires cibles sont-ils atteints comme prévu?

    • Dans quelle mesure les résultats et objectifs du projet ont-ils été atteints ? Quels ont été les principaux facteurs ayant influencé la réalisation ou non des objectifs ? 

    • L’intervention a-t-elle atteint son objectif déclaré (ou implicite), ou est-elle raisonnablement susceptible de le faire au vu des produits et effets directs déjà atteints ? 

  • Efficience 

    • Les activités du projet ont-elles été exécutées et les produits obtenus en temps voulu ? 

    • Les ressources financières globales allouées à chaque produit ont-elles été utilisées de manière adéquate ? 

    • Dans quelle mesure les modalités de mise en œuvre conjointe entre les différentes agences des Nations Unies (OIM, HCR, HCDH/MINUSCA, CPI) ont-elles contribué à l'efficience du projet, ou au contraire engendré des défis de coordination ?

    • Quand et comment les activités de suivi et d'évaluation ont-elles été menées ? Les ressources allouées (humaines et financières) ont-elles été suffisantes et appropriées? 

    • Le projet a-t-il été mis en œuvre de la manière la plus efficace par rapport aux autres moyens de mise en œuvre ? 

  • Effets / Impacts 

    • Dans quelle mesure le projet a-t-il effectivement contribué à prévenir la violence et à renforcer la cohésion sociale entre les populations retournées et les communautés hôtes en RCA ?

    • Dans quelle mesure existe-t-il des changements (positifs ou négatifs) sur les cibles du projet (en termes de perceptions, attitudes, et comportements vis-à-vis des problématiques identifiées au départ) ? 

  • Durabilité 

    • L'intervention a-t-elle inclus une stratégie de durabilité appropriée et un plan de sortie (y compris la promotion de la propriété nationale/locale, l'utilisation des capacités nationales, etc.) pour soutenir des changements positifs dans la consolidation de la paix après la fin du projet ?

    • Dans quelle mesure les bénéficiaires, les autres parties prenantes se sont-ils appropriés du projet pour perpétuer ses résultats en l’absence d’un financement extérieur ? 

    • Quelles sont les mesures qui ont été prises ou qui sont envisagées pour créer des processus, des structures, des normes et des institutions durables à l’appui de la résilience des populations et la consolidation de la paix ? 

    • Quels seraient les besoins complémentaires en termes d’appui pour consolider les acquis du Projet ? 

Questions transversales : 

  • Genre 

    • Dans quelle mesure une approche sensible au genre a-t-elle été utilisée dans la conception et la mise en œuvre du projet ? 

    • Dans quelle mesure le projet a-t-il réussi à impliquer les femmes, les jeunes et les personnes vivant avec un handicap ? 

  • Droits humains 

    • Dans quelle mesure une approche sensible aux droits humains a-t-elle été utilisée dans la conception et la mise en œuvre du projet ? 

    • Des mesures appropriées ont-elles été prises pour associer les bénéficiaires potentiellement vulnérables pendant la mise en œuvre du projet (par exemple, ont-ils été consultés pour le type d’activités à mener et comment) ? 

  • Sensibilité aux conflits et gestion de risque 

    • Dans quelle mesure un dispositif continu de suivi du contexte permettant de suivre les effets non intentionnels du projet a-t-il été établi ?

    • Le projet avait-il une approche explicite de la sensibilité aux conflits ?

    • La planification et la mise en œuvre des activités ont-elles tenu compte des dynamiques sociales et des relations entre les différents groupes/catégories sociaux afin de ne pas exacerber les éventuelles tensions ? 

    • Une analyse des risques (possibles/sources des tensions) a-t-elle été régulièrement conduite lors de la mise en œuvre des activités ? 

    • Comment le projet s’est assuré de la meilleure option programmatique au regard de la sensibilité du contexte ? 

    • Certaines activités sont-elles susceptibles d’être sources ou amplificateurs de conflits au sein des communautés bénéficiaires ? 

  • Effets catalytiques 

    • Le projet a-t-il été catalytique financièrement et/ou programmatique ? Est-ce que la mise en place de ce projet et/ou ses résultats ont convaincu d’autres parties prenantes à investir des efforts (purement financiers et/ou programmatiques) au sein de la problématique traitée, et/ou avec les bénéficiaires impliqués ? 

    • Le financement du PBF a-t-il été utilisé pour intensifier d’autres travaux de consolidation de la paix et/ou a-t-il contribué à créer des plates-formes plus larges pour la consolidation de la paix ? 

  • Opportunité quant au contexte

    • Est-ce que le projet a été mis en œuvre dans un contexte favorable ? 

    • Le projet a-t-il été bien accueilli pour régler un facteur de conflit ou tirer parti d’une fenêtre d’opportunité précise ? 

    • Le financement du PBF a-t-il été utilisé pour tirer parti des possibilités politiques d’engagement ? 

  • Localisation 

    • Les parties prenantes nationales et locales ont-elles été suffisamment consultées et impliquées tout au long du cycle de vie du projet ?

    • Le projet a-t-il renforcé les capacités des parties prenantes nationales et locales ?

    • Dans quelle mesure les parties prenantes nationales et locales ont-elles perçu l'appui du PBF comme utile ?

  • Tolérance au risque et innovation 

    • Le projet ayant été qualifié d’intervention « à risque élevé – score 2 » durant la phase de conception, les risques ont-ils été surveillés et atténués de façon adéquate? 

    • Dans quelle mesure l’approche du projet était-elle innovante ? Peut-on tirer des leçons pour éclairer des approches similaires ailleurs ? 

      Méthodologie de l’évaluation

Dans le cadre de cette évaluation de nature sommative, l’équipe d’évaluation devra proposer une méthodologie participative priorisant une approche mixte. De façon spécifique, sous réserve d’affinement durant la phase de démarrage, les outils qualitatifs et quantitatifs suivants pourront être considérés : revue documentaire[2], entretiens, groupes de discussion, observation d’activités en cours de mise en œuvre, etc. Elle devra impliquer toutes les parties prenantes à savoir les bénéficiaires, les partenaires nationaux, les autres partenaires techniques et financiers, ainsi que le Système des nations unies (SNU). L’équipe d’évaluation devra veiller à une participation égale des hommes et des femmes et des différents groupes d’âge. La collecte de données sera conduite conformément aux directives de l’État centrafricain et du SNU, notamment en matière de sécurité dans les zones d’intervention. Un aperçu des principales parties prenantes est présenté ci-dessous :

Agences bénéficiaires des fonds du PBF :

  • Organisation Internationale pour les Migrations (OIM),

  • Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Refugies (HCR),

  • MINUSCA Division des Droits de l’homme / Haut-Commissariat des Nations-Unies aux Droits de l’Homme 

Partenaires d'exécution : 

  • Cour Pénale Internationale (CPI),

  • Cour Pénale Spéciale (CPS)

  • Ministère de l’Action Humanitaire, de la Solidarité et de la Réconciliation Nationale (gouvernement),

  • Haut Conseil à la Communication (gouvernement),

  • Commission Nationale pour les Refugies (gouvernement),

  • Projet d’Appui au Retour et à la Réintégration (PARET gouvernement),

  • Norwegian Refugee Council (NRC ONGI),

  • Finn Church Aid (FCA)

  • Les cliniques juridiques des ONG nationales dans les zones d’intervention 

Bénéficiaires directs et indirects du projet : 

  • Retournés

  • Communautés hôtes

  • Communautés d’origine

  • Services de l’Etat

  • Tissu communautaire local (leaders communautaires et religieux, OSC locales, associations de jeunes et de femmes, etc.)

Bailleur : Secrétariat PBF RCA

 

Ethiques, normes et standards de l’évaluation 

L’évaluation devra être conduite dans le strict respect des principes éthiques du Groupe des Nations Unies pour l’Évaluation (GNUE)[3]L’équipe d’évaluation s’assurera :

  • De la protection des droits, de la confidentialité et de la sécurité des personnes participant à l’évaluation ;

  • Du consentement libre et éclairé de tous les participants, en particulier lors de la collecte de données sensibles ou personnelles ;

  • Du respect des protocoles de confidentialité et d’anonymat, conformément aux cadres juridiques en vigueur et aux règles internes de protection des données de l’OIM et du HCR ;

  • De l’utilisation des données collectées qu’aux fins exclusives de l’évaluation, sauf autorisation expresse de l’équipe conjointe de gestion de l’évaluation (OIM - HCR).

L’approche devra également refléter les principes des droits humains, d’égalité de genre, de sensibilité à l’âge, d’inclusion des personnes handicapées, et le principe de « ne laisser personne de côté ». En outre, la sensibilité aux conflits et le principe de ne pas nuire devront guider toutes les étapes du processus d’évaluation.

Modalités de gestion de l’évaluation conjointe - rôles et responsabilités 

En termes de coordination des activités de l’évaluation, le dispositif ci-dessous servira de base de gouvernance : 

  • L’équipe conjointe de gestion de l’évaluation (OIM – HCR) : elle sera responsable des aspects suivants :

  • La supervision technique et stratégique de l’évaluation ;

  • La coordination de l’ensemble du processus avec les parties prenantes clés (agences partenaires, autorités nationales, locales et le bailleur) ;

  • Fournir et consolider les commentaires sur les livrables et faciliter la communication avec le PBF ;

  • La validation[4] technique des livrables à chaque étape (rapport de démarrage, version provisoire et finale du rapport d’évaluation, etc.) ;

  • La facilitation de l’accès aux documents de référence, aux bases de données existantes et aux parties prenantes en début de mission ;

  • Le soutien logistique aux membres de l’équipe d’évaluation, notamment en lien avec la sécurité, la programmation des missions terrain et l'organisation des restitutions.

 

Note : L’OIM, en tant que chef de file pour la gestion du fonds PBF, assurera le rôle de point d’entrée et de gestionnaire principal du processus d’évaluation, en conformité avec les principes des évaluations conjointes définis par le Groupe des Nations Unies pour l'Évaluation (GNUE)[5]. À ce titre, elle veillera à associer systématiquement le HCR à toutes les étapes de l’évaluation, notamment lors de la validation des livrables clés avant leur soumission au Secrétariat du PBF.

  • L’équipe d’évaluation (binôme de consultants national et international) : Le binôme de consultant(e)s, constitué d’un(e) expert(e) international(e) et d’un(e) expert(e) national(e), formera l’équipe d’évaluation indépendante responsable de :

  • Concevoir la méthodologie d’évaluation et la refléter dans le rapport de démarrage, en tenant compte des spécificités des présents TDRs ;

  • Réaliser la collecte, l’analyse et l’interprétation des données qualitatives et quantitatives ;

  • Produire tous les livrables contractuels selon les canevas partagés (rapport de démarrage, rapport provisoire, rapport final, brief) ;

  • Organiser les séances de restitution (ateliers de validation) en étroite coordination avec l’équipe conjointe de gestion de l’évaluation OIM - HCR.

     

  • Le Secrétariat du PBF (Bailleur) : participera aux étapes clés de l’évaluation, notamment la revue stratégique et qualitative des livrables clés, en particulier le rapport de démarrage et le rapport final, après validation technique par l’équipe conjointe OIM – HCR.

 

 


[1] Plus d’informations sur le projet ici : https://mptf.undp.org/project/00140264 

[2] L'équipe conjointe de gestion de l’évaluation partagera avec les évaluateurs la documentation clé (document de projet, rapports narratifs et financiers, rapports d’activités, etc.) pour appuyer la revue documentaire.

[4] Dans la mesure du possible, les équipes régionales (Spécialistes Evaluation et Thématiques) l’OIM et du HCR pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre seront associées à la revue qualité des livrables clés. Leur retour constituera une contribution importante à la validation conjointe des Equipes Pays OIM-HCR avant la transmission formelle des livrables au Secrétariat du PBF pour approbation finale.

 
Performance indicators for the evaluation of results

L’OIM attend les résultats ci-dessous de la présente prestation : 
  • Livrables

Rapport de démarrage[2] dont la matrice d’évaluation et les outils de collecte de données 

  •  

  • Ce rapport devrait contenir les versions affinées des questions d'évaluation et détailler l'approche méthodologique, y compris les outils de collecte de données. 

  •  

  • Avant le début de la collecte de données sur site, le rapport de démarrage doit être approuvé à la fois par l’équipe de gestion de l'évaluation et le bailleur (Secrétariat du PBF en RCA) – le cas échéant.

  •  

  • Le rapport de démarrage doit inclure les éléments clés suivants :

  • Analyse mise à jour du conflit/contexte, y compris une carte des parties prenantes pour définir les principales parties prenantes engagées dans le projet et les liens entre elles.

  • Évaluation sommaire de la faisabilité pour identifier les lacunes de données existantes aux fins de l'évaluation.

  • Matrice d'évaluation qui intègrera : la version affinée des questions et sous-questions par critère d'évaluation, méthodes respectives de collecte de données / sources de données et indicateurs et références spécifiques à l'évaluation pour évaluer une question/sous - question donnée.

  • Méthodologie détaillée, y compris : les méthodes, les outils de collecte de données, la stratégie d'échantillonnage, les méthodes d'analyse et de triangulation ou d’assurance qualité et les limites identifiées.

  • Liste proposée des personnes ressources à interroger et de participants aux FGD, ventilée par groupe de parties prenantes et par sexe.

  • Plan de travail indiquant les délais anticipés et l'effort prévu pour chaque tâche.

  • Présentation des constats préliminaires (Optionnelle)

  • A la suite de la phase terrain de collecte de données, l’équipe d’évaluation pourra présenter à l’équipe de gestion de l’évaluation et au Secrétariat PBF en RCA les premières conclusions et tendances lourdes qui sont ressorties du terrain.

Rapport d’évaluation – Version provisoire

  • Le rapport provisoire sera partagé avec l’équipe de gestion de l’évaluation pour leurs observations. Il devra comporter, a minima, les sections suivantes à confirmer durant la phase de démarrage :

  • Résumé exécutif

  • Introduction (contexte, objectifs, description du projet)

  • Méthodologie (approche, critères, limites)

  • Présentation des résultats par critère d’évaluation

  • Conclusions

  • Recommandations

  • Annexes (matrice d’évaluation, liste des personnes consultées, outils de collecte, documents clés consultés, etc.)

  • Rapport d’évaluation – Version finale

  • La version finale acceptée du rapport reflétera les commentaires de l’équipe de gestion de l’évaluation. Le rapport final doit être approuvé à la fois par les cogestionnaires de l'évaluation et le Secrétariat du PBF sur place. 

  •  

  • Le rapport sera présenté au groupe de travail technique compose des ministère de tutelle, les ministères sectoriels, PBF et les agences récipiendaires.

  • Résumé – Brief d’évaluation

  • Outil d’aide à la décision, le brief est un document autonome (d'une page maximum) pour présenter les principales réalisations du projet au niveau des résultats, les recommandations ainsi que les leçons apprises en matière de programmation.

 


[1] Les modèles de livrables (rapport de démarrage, rapport final, etc.) utilisés pour cette évaluation s’inspireront des formats disponibles via https://evaluation.iom.int/technical-reference, eux-mêmes alignés sur les standards du GNUE.

[2] L’équipe d’évaluation doit décrire, dans le rapport initial, les procédures qu'elle utilisera pour protéger les droits et la confidentialité de ses sources.

Education
  • Diplôme universitaire (Master ou équivalent) en sciences sociales, développement, sciences politiques, droit ou domaine connexe.

Experience
  • Minimum 10 ans d’expérience professionnelle pertinente dans la conception et la conduite d’évaluations de projets de développement, de consolidation de la paix ou d’intervention humanitaire.

  • Expérience avérée dans la conduite d’évaluations basées sur des méthodes mixtes (qualitatives et quantitatives), avec approche participative et sensible au genre, à l’âge et aux groupes vulnérables.

Skills
  • Bonne connaissance des dynamiques liées aux déplacements de populations et à la cohésion sociale.

  • Excellentes capacités rédactionnelles et de communication en français et en anglais.

Languages
  • Toutes les communications avec l’équipe conjointe de gestion de l’évaluation (OIM–HCR), ainsi que les livrables attendus (rapport de démarrage, version provisoire, rapport final, brief, etc.) devront être produits en français. La maîtrise du français, à l’oral comme à l’écrit, reste donc requise pour les deux membres de l’équipe d’évaluation.
 
Travel required
  • Oui

    Budget

    Le budget de l’évaluation prend en compte tous les coûts relatifs à cette activité (y compris les déplacements officiels pour des visites nécessaires sur le terrain et l’organisation des ateliers de validation dans les trois pays). Ce montant sera couvert par le budget total y alloué. Le budget de l’évaluation prend en compte tous les coûts relatifs à cette activité (y compris les déplacements officiels pour des visites nécessaires sur le terrain et l’organisation des ateliers de validation dans les trois pays). Ce montant sera couvert par le budget total y alloué. 

    Le paiement se fera selon les modalités suivantes : 

  • 30% : Après dépôt et acceptation du rapport de démarrage ; 

  • 40% : Après dépôt de la version provisoire du rapport d’évaluation ; 

  • 30% : Après réception et acceptation de la version définitive de l’évaluation (incluant les différents livrables ci-dessus cités).

COMMENT POSTULER

Modalités de soumission de candidature

Les personnes intéressées sont invitées à soumettre :

  • Un CV à jour

  • Une lettre de motivation

  • Une proposition technique et financière

  • Les références de missions similaires réalisées

NB : Les candidatures féminines et locales sont fortement encouragées.

La date limite de réception des candidatures est fixée au 24-févr.-26 a zéro heure

Seul(e)s les candidat(e)s présélectionné(e)s seront contacté(e)s.

C O M P E T E N C E S R E Q U I S E S

Le titulaire doit faire preuve des valeurs et compétences suivantes :

 

 

V a l e u r s : Tous les membres du personnel de l'OIM doivent respecter ces cinq valeurs et en faire preuve :

 

 

  • Inclusion et respect de la diversité : Respecter et promouvoir les différences individuelles et culturelles. Encourage la diversité et l'inclusion.

  • Intégrité et transparence : Maintenir des normes éthiques élevées et agir d'une manière conforme aux principes/règles et normes de conduite de l'organisation.

  • Professionnalisme  : Démontrer sa capacité à travailler de manière posée, compétente et engagée et faire preuve d'un jugement prudent pour relever les défis quotidiens.

  • Courage  : Démontrer sa volon de prendre position sur des questions importantes.

  • Empathie  : Faire preuve de compassion pour les autres, faire en sorte que les gens se sentent en sécurité, respectés et traités équitablement.

 

C o m p é t e n c e s d e b a s e  i n d i c a t e u r s c o m p o r t e m e n t a u x n i v e a u 1

 

 

  • Travail en équipe : Développer et favoriser une collaboration efficace au sein des unités et entre elles pour atteindre des objectifs communs et optimiser les résultats.

  • Fournir des résultats : Produire et fournir des résultats de qualité dans le respect du service et des délais. Est orienvers l'action et déterminé à atteindre les résultats convenus.

  • Gestion et partage du savoir : Chercher continuellement à apprendre, à partager ses connaissances et à innover.

  • Responsabilité  : S'approprier la réalisation des priorités de l'Organisation et assumer la responsabilité de ses propres actions et du travail délégué.

  • Communication  : Encourager et contribuer à une communication claire et ouverte. Expliquer des sujets complexes de manière informative, inspirante et motivante.

Notes
  1. Any offer made to the candidate in relation to this vacancy notice is subject to funding confirmation.
  2. Appointment will be subject to certification that the candidate is medically fit for appointment, verification of residency, visa, and authorizations by the concerned Government, where applicable.
  3. IOM covers Consultants against occupational accidents and illnesses under the Compensation Plan (CP), free of charge, for the duration of the consultancy. IOM does not provide evacuation or medical insurance for reasons related to non-occupational accidents and illnesses. Consultants are responsible for their own medical insurance for non-occupational accident or illness and will be required to provide written proof of such coverage before commencing work.
  4. IOM has a zero-tolerance policy on conduct that is incompatible with the aims and objectives of the United Nations and IOM, including sexual exploitation and abuse, sexual harassment, abuse of authority and discrimination based on gender, nationality, age, race, sexual orientation, religious or ethnic background or disabilities.
  5. IOM does not charge a fee at any stage of its recruitment process (application, interview, processing, training or other fee). IOM does not request any information related to bank accounts.
  6. IOM only accepts duly completed applications submitted through the IOM online recruitment system. The online tool also allows candidates to track the status of their application.
For further information and other job postings, you are welcome to visit our website: IOM Careers and Job Vacancies
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