Secteur de tutelle : Secteur de l'éducation (ED)
Lieu d'affectation: Bujumbura
Catégorie d'emplois: Éducation
Type de contrat : Consultant Senior
Durée du contrat : 02 mois
Recrutement ouvert à : Candidats externes
Clôture des candidatures (minuit heure de Paris) : 28/02/2026
Valeurs fondamentales de l’UNESCO : Engagement envers l’Organisation, intégrité, respect de la diversité, professionnalisme
Le Burundi a élaboré sa dernière stratégie nationale de développement et de pérennisation du SIGE qui couvrait la période 2016-2020 et dont sa mise en œuvre a souffert d’un manque de financements suffisants et coordonnés. En effet, elle prévoyait à moyen terme la mise en place d’un SIGE sectoriel unique, la digitalisation de la collecte des données, le géoréférencement des établissements scolaires, la finalisation du module de gestion des ressources humaines, l’interconnexion du SIGE central avec les bases de données sur les ressources humaines, les examens et concours, les évaluations des acquis scolaires et les infrastructures, ainsi que la décentralisation du SIGE dans les provinces. De même, elle visait à long terme la mise en place d’un système d’immatriculation des élèves pour assurer un meilleur suivi de leur cursus scolaire, une décentralisation du SIGE dans les communes, un recensement biométrique du personnel et des élèves, ainsi qu’une interconnexion trans-sectorielle de la plateforme sectorielle du SIGE avec l’ensemble des bases de données des évaluations, du GRH, des examens et concours.
Cependant certaines activités prévues dans la Stratégie ont été développées, notamment le SIG avec l’appui du PAADESCO. De même d’autres activités sont en cours de développement, particulièrement le SIGE-GRH avec l’appui du projet Twige Neza financé principalement par des subventions de l’Agence Française de Développement (AFD) et du Partenariat Mondial pour l’Éducation (PME). Mais dans l’ensemble beaucoup d’autres activités n’ont pas encore été réalisées. C’est à ce titre que l’analyse des facteurs favorables avait révélé que l’obsolescence de la stratégie nationale de développement et de pérennisation du SIGE avait un impact négatif sur la qualité des données. En effet, on note (i) l’existence de plusieurs sources de données sur les enseignants, les infrastructures et les intrants pédagogiques ; (ii) la mauvaise tenue des registres scolaires qui ne permet pas un remplissage correct des questionnaires du recensement scolaire ; (iii) les insuffisances dans le traitement des données du fait des incohérences dans les bases de données existantes, l’absence d’une base de données relationnelle sectorielle regroupant les données de tous les niveaux d’enseignement du secteur de l’éducation et de la formation et le manque d’interconnexion avec les bases de données des ressources humaines (RH), des infrastructures et des examens et concours; (iv) l’absence des données de population à jour, ce qui pourraient remettre en question la fiabilité du calcul de certains indicateurs utilisant ces données et (v) les faibles capacités techniques de la chaine de production des données.
(vi) l’absence d’une source unique consolidant les collectes multiples et redondantes au niveau scolaire ; (vii) l’absence d’un cadre formel d’évaluation de la qualité des données adapté au secteur éducation (DQAF sectoriel) ; (viii) l’insuffisance d’une architecture technique moderne supportant la déconcentration du SIGE jusqu’au niveau école avec des tableaux de bord; (ix) l’absence de procédures opérationnelles standardisées (SOP) assurant l’unicité et la conformité des processus de collecte, saisie et validation ; (x) des liens fonctionnels non formalisés entre le SIGE, l’Institut de Statistique et d’Études Économiques du Burundi (ISTEEBU) et le Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) ; (xi) l’absence d’une revue critique et d’une feuille de route de modernisation de la plateforme StatEduc ; et (xii) l’insuffisance des mécanismes pragmatiques de suivi de la masse salariale enseignante malgré les limites d’intégration directe aux fichiers de paie.
C’est dans ce contexte que le Projet d’Appui à l’Amélioration des Apprentissages au Burundi (PAQABU), financé par le Partenariat Mondial pour l’Éducation (PME) prévoit la révision de la stratégie nationale de renforcement du SIGE. Cette mise à jour de la stratégie permettra d’identifier les actions appropriées pour corriger les dysfonctionnements relevés par le constat plus haut. Par ailleurs, la révision de la stratégie SIGE permettra au MENRS de disposer d’un outil institutionnel, organisationnel et technique à jour répondant plus efficacement aux besoins de production, diffusion et utilisation de statistiques de qualité, pour améliorer l’efficacité de la gestion et le pilotage prospectif du système éducatif burundais. Le document révisé proposera des orientations stratégiques organisées autour de trois piliers (technique, organisationnel et institutionnel), des axes opérationnels, des procédures standardisées de mise en œuvre, un cadre d’évaluation et un suivi-évaluation robuste, ainsi qu’une estimation détaillée et budgétisée des coûts des activités pour une mise en œuvre étalée de 2026 à 2030.
Pour atteindre cet important objectif, le Bureau Régional de l’UNESCO pour l’Afrique centrale recrute un(e) consultant(e) international(e) pour accompagner le Gouvernement du Burundi dans le diagnostic actuel du SIGE d’une part et d’autre part appuyer l’actualisation de la stratégie du SIGE assortie d’un plan opérationnel de mise en œuvre.
La mission du consultant vise principalement la mise à jour de la stratégie du SIGE assortie d’un plan opérationnel de mise en œuvre sur une période de cinq ans.
De façon spécifique il s’agira de :
À l’issue de cette mission, les résultats suivants doivent être atteints :
L’approche méthodologique sera proposée par le consultant et validée par l’équipe technique SIGE qui sera mise en place au sein du MENRS. Cette approche devra explicitement couvrir : (i) une méthodologie d’évaluation DQAF adaptée au contexte burundais ; (ii) des méthodes de diagnostic participatif incluant écoles, communes, provinces, et instituts statistiques ; (iii) un processus itératif de co-construction de la stratégie avec les parties prenantes ; (iv) une méthode de priorisation des activités par impact-effort ; (v) une approche de budgétisation basée sur la faisabilité financière et technique. Pour conduire sa mission, le/la consultant/e travaillera en étroite collaboration avec cette équipe.
Le (la) consultant(e) doit :
À l’issue de cette consultance, il est attendus cinq (05) principaux livrables :
Le (la) Consultant(e) devra avoir une maîtrise de l’une des langues officielles du Burundi (français ou le Kirundi).
Le/la candidat/e aura à soumettre une offre technique et une proposition financière sur la base du contenu des TDRs.
L’offre technique comprendra entre autres :
L’offre financière comprendra :
tous les coûts liés à l’exécution de la prestation : honoraires, déplacements, prise en charge, hébergement, etc. A noter que les coûts liés à l’organisation d’éventuels ateliers ou réunions de présentation/restitution des résultats ne sont pas à la charge du/de la consultant/e et ne doivent donc pas figurer dans l’offre financière.
L’UNESCO rappelle que la considération dominante dans le recrutement du personnel doit être la nécessité d’assurer à l’Organisation les services de personnes possédant les plus hautes qualités de travail, de compétence et d’intégrité. L’UNESCO applique une politique de tolérance zéro à l’égard de toute forme de harcèlement. L’UNESCO s’est engagée à atteindre et à maintenir une répartition géographique équitable et diversifiée, ainsi que la parité des genres parmi les membres de son personnel dans toutes les catégories et à tous les niveaux. En outre, l’UNESCO est résolue à atteindre une diversité de personnel sur le plan du genre, de la nationalité et de la culture. Les candidatures de ressortissants d’États membres non et sous-représentés (veuillez cliquer ici pour la dernière mise à jour) sont particulièrement bienvenues et vivement encouragées. Les personnes issues de groupes minoritaires et de groupes autochtones, ainsi que les personnes handicapées, sont également encouragées à postuler. Toutes les candidatures seront traitées avec la plus grande confidentialité. Une mobilité mondiale est requise pour les membres du personnel nommés sur des postes internationaux.
L’UNESCO ne prend de frais à aucune étape du recrutement.
Veuillez noter que l'UNESCO est une organisation non-fumeurs.